Le Global Impact Investing Network : comment le GIIN ancrent le secteur

Le Global Impact Investing Network est au cœur d’un mouvement en pleine expansion. Les investisseurs recherchent de plus en plus à la fois des rendements financiers et un impact social mesurable. Ils ont donc besoin de normes communes, de données fiables et d’un langage partagé. C’est exactement ce qu’offre le Global Impact Investing Network, généralement abrégé en GIIN. De plus, il met en relation des fonds, des banques et des fondations dans plus de 50 pays. Ce guide explique ce que fait le réseau et pourquoi il est important. En d’autres termes, vous découvrirez comment une seule organisation façonne tout un secteur.

Le rôle du Global Impact Investing Network

Le réseau fonctionne comme un organisme associatif pour les investisseurs d’impact. Tout d’abord, il établit des définitions communes afin que tout le monde parle de la même chose. Ensuite, il développe des outils de mesure que les investisseurs utilisent réellement. Le secteur ayant connu une croissance rapide, la confusion autour des termes de base s’est propagée tout aussi vite. Un centre neutre est donc devenu indispensable. Le Global Impact Investing Network remplit aujourd’hui ce rôle.

Au quotidien, il recueille des données, publie des études et anime des groupes de travail spécialisés. De plus, il organise chaque année un grand forum des investisseurs. Ainsi, les membres échangent des leçons durement acquises au lieu de répéter les mêmes erreurs. En bref, le réseau transforme des efforts dispersés en une discipline commune.

Les membres varient également considérablement en taille et en profil. Certains sont des fonds de pension géants, tandis que d’autres sont de petits family offices. Cependant, ils adhèrent tous à deux principes simples. Premièrement, le capital doit générer un rendement. Deuxièmement, ce même capital doit créer un changement concret. Ce double objectif définit l’ensemble de la communauté. Pour découvrir comment les acteurs l’appliquent, consultez notre guide sur les portefeuilles d’investissement à impact social.

Pourquoi le réseau a vu le jour

Vers 2007, un petit groupe d’investisseurs s’est réuni pour identifier un problème. Ils constataient que des fonds étaient alloués à des objectifs sociaux, mais qu’il n’existait aucune règle commune. Par conséquent, chaque fonds mesurait son succès à sa manière. Le réseau a alors été lancé en 2009 pour combler cette lacune. Depuis lors, il est devenu la principale référence dans ce domaine.

Le timing a joué un rôle crucial. La crise financière avait ébranlé la confiance du public dans les marchés. Parallèlement, les jeunes investisseurs ont commencé à exiger une raison d’être en plus du profit. En conséquence, la demande d’outils d’impact crédibles a explosé. Le réseau a répondu à cette demande par des normes claires et des recherches. De plus, il a offert aux nouveaux venus un point de départ évident.

Les progrès ont d’abord été lents mais réguliers. Au début, seule une poignée de pionniers s’y intéressait. Peu à peu, cependant, le monde de la finance traditionnelle a pris conscience de cette dynamique. Les banques ont rejoint le réseau, puis les assureurs, et plus tard les grands gestionnaires d’actifs. Chaque nouvel arrivant renforçant la crédibilité du réseau, la croissance s’est autoalimentée. Aujourd’hui, le réseau représente une part importante du capital mondial.

Standardized impact metrics dashboard with charts and a growing green sprout

IRIS+ et le problème de la mesure

La mesure reste la partie la plus difficile de l’investissement d’impact. Après tout, le profit est facile à quantifier, mais le changement social ne l’est pas. Le réseau a donc créé IRIS+ pour s’attaquer directement à ce défi. IRIS+ est un catalogue gratuit de mesures d’impact standardisées. Il définit par exemple comment compter les emplois créés ou les tonnes de carbone évitées. Ainsi, deux fonds différents peuvent rendre compte de leurs résultats de la même manière.

Pourquoi les indicateurs standard renforcent la confiance

Les indicateurs standardisés sont essentiels pour instaurer la confiance. Sans eux, n’importe qui pourrait prétendre avoir un impact sans que personne ne puisse le vérifier. En revanche, des indicateurs communs permettent aux investisseurs de comparer ce qui est comparable. De plus, ils rendent l’« impact washing » beaucoup plus difficile à dissimuler. Vous pouvez consulter ce système ouvert sur le site web d’IRIS+. En effet, cette transparence permet de distinguer les investisseurs sérieux des stratagèmes marketing.

Le catalogue évolue également au rythme du secteur. De nouveaux thèmes apparaissent, et de nouveaux indicateurs les accompagnent. Par exemple, l’adaptation au changement climatique dispose désormais de ses propres indicateurs. De même, les objectifs en matière de genre et d’inclusion ont désormais des mesures dédiées. Comme le système est mis à jour fréquemment, il semble rarement obsolète. En conséquence, les rapports restent à la fois rigoureux et pratiques.

Qui fait partie du réseau : sociétés d’investissement à impact et détenteurs d’actifs

Les membres couvrent l’ensemble de la chaîne de capital. Notamment, des sociétés spécialisées dans l’investissement d’impact s’y joignent aux côtés de banques, d’assureurs et de fondations. Certaines gèrent des milliards, tandis que d’autres gèrent un seul fonds spécialisé. Comme le réseau reste neutre, même des concurrents peuvent partager des données utiles. En conséquence, l’ensemble du secteur apprend plus vite.

Les détenteurs d’actifs sont tout aussi importants que les gestionnaires. Les fonds de pension, par exemple, apportent d’énormes capitaux à long terme. De leur côté, les fondations apportent des capitaux patients et une grande tolérance au risque. Ensemble, ils financent des projets que les marchés traditionnels ignorent souvent. Pour mieux comprendre ces acteurs, notre guide des sociétés d’investissement à impact social va plus loin.

Network of bank, foundation, and housing icons linked across a world map

Comment les family offices utilisent le réseau

L’investissement à impact social des family offices s’est rapidement développé au cours de la dernière décennie. Les familles fortunées souhaitent souvent que leur argent reflète leurs valeurs. C’est pourquoi beaucoup rejoignent le réseau pour trouver des opportunités validées. De plus, elles utilisent ses données pour vérifier si des affirmations audacieuses tiennent réellement la route.

Les familles jouissent également d’une liberté inhabituelle en tant qu’investisseurs. Contrairement aux grandes institutions, elles sont soumises à bien moins de règles. Elles peuvent ainsi soutenir des projets précoces, risqués et profondément locaux. Par exemple, une famille peut financer l’accès à l’eau potable dans une seule région. De plus, elles peuvent rester investies pendant des décennies plutôt que quelques trimestres. Cette patience en fait des partenaires d’impact étonnamment puissants.

Le réseau aide ces familles à éviter les erreurs de débutants. Les nouveaux venus se laissent souvent séduire par un beau discours plutôt que par des preuves solides. Grâce à la recherche collaborative, cependant, ils apprennent rapidement à poser des questions plus pertinentes. Ils rencontrent également des pairs qui ont déjà commis ces erreurs. Par conséquent, leur capital atteint plus rapidement de meilleurs projets. En d’autres termes, le réseau raccourcit une courbe d’apprentissage abrupte.

Lecture des données de marché du réseau

Chaque année, le réseau publie une étude d’évaluation du marché. Ce rapport estime l’ampleur prise par l’investissement d’impact. Récemment, il a évalué le marché mondial à plusieurs milliers de milliards de dollars. Cependant, le chiffre phare n’est pas vraiment le plus important. Ce sont plutôt les tendances présentées dans le rapport qui comptent le plus.

Ce que révèlent les tendances

Les données révèlent également où les capitaux sont réellement investis. Par exemple, le logement, l’énergie et l’inclusion financière attirent des parts importantes. Parallèlement, le climat est devenu le thème qui connaît la croissance la plus rapide. Comme l’enquête est renouvelée chaque année, les lecteurs peuvent suivre les véritables évolutions. Ainsi, les investisseurs planifient en s’appuyant sur des données factuelles plutôt que sur des espoirs. Pour un contexte plus large, notre guide des fonds d’investissement à impact social explique les véhicules d’investissement courants.

La géographie offre un aperçu tout aussi utile. Les marchés émergents, par exemple, attirent une part croissante des capitaux. Les marchés développés, quant à eux, dominent toujours le volume total. Comme le rapport ventile les données par région, les écarts apparaissent clairement. Les investisseurs peuvent ainsi repérer les zones mal desservies et agir rapidement. Les lecteurs avisés considèrent cette étude comme une carte, et non comme un tableau de bord.

Ce qu’implique réellement l’adhésion

On pense souvent que l’adhésion signifie l’appartenance à un club exclusif. En réalité, cependant, le réseau accueille un large éventail d’organisations. Les membres paient une cotisation proportionnelle à leur taille. En contrepartie, ils bénéficient de recherches, d’outils et d’un réseau mondial de pairs. La structure restant flexible, les petits acteurs ne sont pas écartés par des coûts trop élevés.

L’adhésion s’accompagne également d’attentes modérées. Les membres doivent mesurer leur impact et en rendre compte en toute honnêteté. De plus, ils doivent s’engager à respecter des normes communes plutôt que d’en inventer des propres. Cette discipline légère assure la cohésion de la communauté. Ainsi, un nouveau membre se sent rapidement intégré à un ensemble plus vaste. Il est à noter que de nombreux membres affirment que les relations entre pairs perdurent bien au-delà de toute transaction ponctuelle.

Relier le capital d’impact aux ODD

Le réseau lie étroitement son travail aux Objectifs de développement durable. Ces 17 objectifs mondiaux offrent aux investisseurs une destination commune. Ainsi, un fonds peut associer chaque projet à un objectif spécifique. Par exemple, une opération dans le domaine des énergies propres soutient directement l’objectif d’une énergie abordable. Comme ces objectifs sont largement reconnus, ils traversent facilement les frontières.

Cet alignement ne se limite pas à simplifier les rapports. Il aide également le capital à combler les lacunes les plus importantes. Après tout, ces objectifs présentent un énorme déficit de financement annuel. Les fonds privés doivent donc s’ajouter aux budgets publics pour le combler. Le réseau montre exactement où ce capital privé peut être le plus utile. De plus, il incite les membres à se concentrer sur les objectifs les plus négligés.

Des critiques honnêtes à connaître

Aucun guide sérieux ne devrait ignorer les critiques du réseau. Certains soutiennent que l’auto-évaluation de l’impact invite toujours à l’exagération. D’autres s’inquiètent que les grandes institutions étouffent les voix locales plus modestes. Ces préoccupations sont légitimes, et le réseau les reconnaît ouvertement.

Pourtant, la réponse a été une amélioration constante plutôt qu’un déni. La vérification indépendante, par exemple, ne cesse de gagner du terrain. De plus, les données s’appuient désormais davantage sur des contrôles par des tiers qu’auparavant. Comme le secteur reconnaît ses défauts, la confiance s’installe peu à peu. En bref, une critique constructive a renforcé le réseau, et non l’a affaibli.

Premiers pas avec le Global Impact Investing Network

Pas besoin de milliards pour tirer parti du réseau. En effet, la plupart de ses ressources principales sont entièrement gratuites. Tout d’abord, tout le monde peut consulter la bibliothèque de recherche en ligne. Ensuite, les indicateurs IRIS+ sont accessibles à tous. Ainsi, un débutant curieux peut étudier les mêmes outils que ceux utilisés par les experts.

Une première étape pratique consiste simplement à faire preuve de curiosité. Commencez par lire une brève note de recherche, puis choisissez un indicateur à comprendre. Ensuite, suivez un thème qui vous intéresse vraiment. Comme le contenu est simple et dépourvu de jargon, les progrès semblent rapides. Au fil du temps, cette habitude permet d’acquérir une véritable maîtrise du domaine.
À partir de là, la voie s’élargit naturellement. Vous pourriez par exemple rejoindre un groupe local dédié à l’investissement d’impact ou assister à un webinaire gratuit. Plus tard, vous pourriez tester un petit placement via un fonds dont les valeurs correspondent aux vôtres. Comme chaque étape reste modeste, le risque semble gérable. De plus, chaque étape vous apprend quelque chose que la précédente ne pouvait pas vous apporter. C’est donc la dynamique, et non l’argent, qui devient votre plus grand atout.

Au final, le réseau mondial d’investissement à impact social réduit les barrières à l’entrée. Il transforme un domaine déroutant en un espace où l’on peut réellement s’y retrouver. De plus, il garantit l’honnêteté du marché dans son ensemble grâce à des données partagées et comparables. Ainsi, que vous envisagiez d’investir ou que vous souhaitiez simplement comprendre ce domaine, ce réseau est le point de départ idéal.

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